Marin Malaicu-Hondrari

Le livre de toutes les intentions

traduit par Laure Hinckel

Le narrateur du Livre de toutes les intentions a quitté sa Roumanie natale pour bourlinguer sur les routes d’Espagne et du Portugal, animé par une double obsession : écrire un livre en une nuit et rassembler dans ses pages la vie de tous les grands écrivains suicidés. Qu’il sillonne le pays à bord d’une Lexus « empruntée », garde un garage à l’abandon ou loge dans une sorte de chenil délirant, ses pensées ne s’éloignent jamais vraiment des « embaumés exemplaires », qu’il s’agisse de César Pavese, Sylvia Plath, Cortázar, ou même Diane Arbus, Kurt Cobain.
Une femme traverse sa vie, une certaine Iris, qui prend forme dans sa fumée de cigarette ou quand il retrouve « un bout de liste de courses, une pince à linge cassée, quelques grains de riz »…

Dans ce bref récit d’une liberté explosive, Marin Malaicu-Hondrari réussit à mêler road-trip et méditation, amour de la poésie et excès de café, composant de façon inattendue une sorte de galerie à la fois loufoque et érudite des grands suicidés de la littérature, accompagné par une musique endiablée, celle du « tacatacatac ininterrompu des touches » de sa machine à écrire et rêver.

Auteur

Marin Malaicu-Hondrari

Marin Malaicu-Hondrari est né à Sângeorz-Bai en 1971. Cet écrivain roumain, à la fois poète et romancier, est également traducteur de l’espagnol, avec à son palmarès de (…)
  • ISBN : 9782360841240
  • Parution le 15/09/2021
  • 100 pages
  • 12.90

C’est quelque chose, de tomber enfin sur un vrai livre – après avoir croulé pendant des années sous les textes inutiles, malhonnêtes, snobs, menteurs, sans scrupules ou tout simplement ennuyeux. J’ai eu la rare chance d’en découvrir un, lorsque j’ai découvert Le Livre de toutes les intentions de Marin Mălaicu-Hondrari. J’ai lu Le livre de toutes les intentions avec le sentiment toujours plus prononcé d’avoir trouvé une fleur de mine ouverte dans l’obscurité, une fleur qu’il fallait absolument remonter à la lumière. Le livre de Marin Mălaicu-Hondrari a, je crois, toutes les chances de devenir un livre culte, comme le Loup des steppes de Hesse ou le Sur la route de Kerouac.

L’écriture est impeccable, blanche, dénotative, sans ostentation ni ornement. Mais la transparence de cette vitre toute simple permet d’apercevoir des paysages psychiques étranges, où coexistent l’expressionisme viscéral et la grâce surréaliste. C’est le livre pur, puissamment intellectuel, d’un homme qui a vécu des faits incroyables et qui a eu la force de les noter à froid.

Voici le livre qui nous enrichit aujourd’hui, nous qui aimons vraiment la littérature.

Mircea Cărtărescu

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