Noëlle Renaude

P.m. Ziegler, peintre

Pierre-Marie Ziegler est peintre, absolument. Pour lui, la peinture et la vie sont une seule aventure. Très tôt enclin au sentiment d’être inadapté au monde tel qu’il va, il fait de la création le lieu où se rendre présent à lui-même. Un lieu où le réel prend corps. Mais l’art, quand il est intensément vécu, n’est pas un refuge ; il est une perpétuelle remise en jeu. Il est à la fois ce qui sauve et ce qui met en péril, ce qui apaise et ce qui dévore.
Ce récit est une « vie », au sens que Vasari donnait à ses histoires d’artistes illustres. Celle-ci nous est racontée à travers les yeux de la personne qui partage l’existence du peintre. Les années de vaches maigres, les succès précaires, les étés dans la montagne et les périodes de doute, le quotidien trivial et les épiphanies, ils ont tout traversé ensemble. Lui a la peinture, elle a les mots. Et toujours, la peinture garde une part de mystère qui échappe aux mots.

Récit d’une vocation artistique, P.m. Ziegler, peintre est surtout un grand roman d’amour. À double titre : parce qu’il raconte une histoire d’amour, et parce que l’écriture y est un geste d’amour. Celle de Noëlle Renaude, vive, précise, tente de cerner ce qui lui résiste : le vertige devant ce qu’il y a d’irréductible en l’autre, même le plus proche. La méditation sur l’acte de la création se fait ainsi hommage bouleversant à l’être aimé.

Auteur

Noëlle Renaude

Née en 1949, Noëlle Renaude est dramaturge. Figure majeure du théâtre français contemporain, elle est l’auteure d’une trentaine de pièces, parmi lesquelles Ma Solange, comment t’écrire mon (…)

Méditation d’une extrême sensibilité sur l’acte créateur au fil du temps, ce récit sans pathos qui a pour lui la pudeur et la profondeur ravive aussi, et comment pourrait-il en être autrement ?, les couleurs d’une complicité amoureuse au long cours, les contours d’un vécu commun.

Anthony Dufraisse - Le Matricule des Anges

Noëlle Renaude, page après page, nous donne à voir un homme, la peinture, et aussi, par petites touches de son pinceau trempé dans des mots clairs, « avec la délicatesse de quelqu’un qui saisirait une tasse par son anse », l’idée qu’on se fait de l’amour.

Camille Laurens - Le Monde

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